[TEST] The Last Of Us Part I (PS5)

Conclusion

The Last Of Us Part I et l’aboutissement d’un titre culte et qui va le rester encore de très nombreuses années. Si le jeu de Naugthy Dog souffre de sa comparaison directe avec sa suite, plus récente, il n’en reste pas moins un chef-d’œuvre intemporel et un exemple de mise en scène. Reste cependant la question du prix et du public visé. Les nouveaux venus peuvent foncer les yeux fermés, mais pour les autres, tout dépendra de votre histoire avec cette licence. Une chose est claire cependant, un chef-d’œuvre reste un chef-d’œuvre et ce quelques soit son prix.

Monument du jeu vidéo, The Last Of Us est venu boucler la génération PlayStation 3 avec brio. Pour rappel, l’œuvre de Naughty Dog est un jeu multirécompensé qui a marqué un nombre incalculable de joueurs. Et pour cause : le jeu est mature, maitrisé et dispose d’une écriture incroyable. C’est pour ça qu’il est vite arrivé sur PS4 dans une version remasterisée pour combler un vide sur le planning de sortie. Bien qu’encore très correct et parfaitement jouable aujourd’hui, le jeu est de retour dans un remake intégral sur PS5 avec un nouveau moteur et de nouvelles options. Reste maintenant à savoir à quel type de joueur The Last of Us Part I s’adresse.

Jeu testé sur PS5 à partir d’une version fournie par l’éditeur

Test de The Last of Us Part I : un peu de contexte

Il faut remettre les choses à plat pour comprendre à quel point The Last Of Us a marqué un tournant dans la production des jeux first party chez PlayStation. Le jeu se déroule dans un monde postapocalyptique où la nature a repris ses droits suite à l’apparition d’un virus dévastateur : le Cordyceps. Ce dernier infecte les êtres vivants et les transforme en véritables créatures assoiffées de sang. Et c’est dans ce contexte tout ce qu’il y a de plus anxiogène qu’on incarne Joel, un quinquagénaire abimé par la vie, qui va devoir accompagner et surtout protéger Ellie, une jeu fille de seulement 14 ans qu’il va considérer comme sa propre fille. Nous n’irons pas plus loin pour ne pas spoiler le récit proposé par le jeu, car si beaucoup de joueurs connaissent déjà l’histoire sur le bout des doigts, il faut aussi prendre en compte celles et ceux qui vont la découvrir avec The Last of Us Part I.

Remake ou remaster ?

C’est le grand débat qui se pose depuis l’annonce du jeu : The Last Of Us Part 1 est-il un remake ou un simple remaster ? À défaut d’avoir la théorie qui mettrait tout le monde d’accord, nous estimons qu’à partir du moment où le moteur graphique et physique d’un jeu sont totalement modifié, ont peur alors parler d’un remake. Un remaster s’apparente plus à une augmentation de la résolution et du taux d’images par seconde, et pour avoir fini en long en large et en travers ce remake, nous pouvons vous garantir que ce n’est pas qu’une simple mise à jour graphique. On est bel est bien face à un remake, qu’on se le dise une bonne fois pour toute.

Véritable vitrine technologique, The Last Of Us Part I parvient sans aucun mal à se hisser à la plus haute place du podium de la baffe graphique de l’année. Le travail sur les animations faciales ou l’éclairage est sans précédent. Il est judicieux de le comparer avec The Last Of Us Part II, mais visuellement ce remake se situe un bon gros cran au-dessus. Il suffit de comparer le rendu des deux jeux côte à côte pour s’en rendre compte. Tout est incroyablement beau, on a beau chercher, il n’y a pas de fausses notes. Le soin apporté aux détails est tout bonnement hallucinant. C’est désormais une habitude sur les productions de Naugthy Dog, mais on a toujours autant de mal à y croire.

Évidemment, l’apport graphique seul ne suffit pas et l’intelligence artificielle a aussi été revue à la hausse. Ce qui rend les affrontements encore plus brutaux (surtout dans la difficulté maximale). On note aussi un énorme travail sur la partie sonore, qui en dehors des doublages et de la bande originale, a été revue en intégralité. À ce sujet, le Tempest 3D audio au casque est prodigieux, impossible de s’en passer une fois qu’on y a gouté.

Quid des nouveautés ?

Si le fond du jeu ne change pas vraiment (en dehors des améliorations citées plus haut) dans la forme c’est une autre histoire puisque le jeu hérite du savoir-faire de Naugthy Dog dans les options d’accessibilité. On retrouve tout un tas de réglages pour améliorer l’expérience chez les joueurs :  options visuelles, description audio ect. Tout est mis en avant pour que n’importe quel joueur ou spectateur puisse profiter du titre. C’est une habitude sur les titres firt party chez Sony et nous sommes ravis de voir qu’elle se démocratise de plus en plus.

Options d’accessibilité mises à part, on retrouve le mode permadeath qui a déjà fait suer pas mal de monde dans The Last Of Us 2 (moi y compris) où chaque échec est synonyme de fin de partie. Un mode à réserver aux plus téméraires tant la moindre erreur est fatale.

On a aussi le droit à tout un tas de bonus (vidéos de conceptions, modèles 3D, modificateur de rendus ou encore de gameplay). À l’instar de TLOU2, il est possible après avoir fini l’aventure de débloquer des modificateurs de gameplay qui permettent de faciliter drastiquement l’aventure. Des options bonus toujours bienvenues pour effectuer un run sans pression tout en détente, rien que pour profiter de la réalisation du titre. À noter aussi l’apparition d’un mode speed run où le but est de finir le jeu le plus vite possible avec un chronomètre comme juge de paix.

Cependant, le mode multijoueur du jeu d’origine est passé à la trappe et les fans ont de quoi exprimer leurs mécontentements puisque rien ne vient le remplacer. Il est aussi dommage de ne pas proposer une option pour inclure les chapitres de Left Behind (le DLC narratif mettant en scène Ellie) au jeu d’origine. Il y avait certainement de quoi faire et si le choix de Naugthy Dog se justifie par le fait de vouloir conserver l’expérience d’origine, une option pour inclure le DLC n’aurait pas été du luxe. Il est toujours obligatoire de lancer l’extension à partir du menu principal, il est d’ailleurs impératif de le faire après avoir fini le jeu. Le DLC proposant une grosse séquence qui se joue durant le dernier tier de l’aventure principale.

Et le gameplay dans tout ça ?

Pour faire court, il n’a pas bougé. Ce qui n’est pas surprenant, mais on pourrait presque parler de régression si on compare The Last of Us Part I à Part II. Joel ne peut pas glisser, il ne peut pas sauter non plus et il est incapable de ramper.

C’est pourtant un choix qui parait logique puisqu’ajouter les nouvelles options de gameplay de TLOU2 aurait demandé de retravailler intégralement les environnements du jeu. On s’imagine facilement la montagne de travail que cela aurait demandé comme revoir tout le level design du jeu. En gros, il aurait fallu reprendre tout à zéro.

Par contre, si le gameplay n’a pas spécialement bougé, les sensations, elles, sont magnifiques. La DualSence prouve à nouveau à quel point elle peut changer l’expérience d’un jeu, que ce soit par ses retours haptiques ou la prise en charge des gâchettes adaptatives. Tout est mis en place pour renforcer l’immersion.

Le juste prix ?

C’est sans doute le débat qui a fait le plus de bruit concernant la sortie de The Last of Us Part I : son prix. Le jeu est proposé au tarif conseillé de 79.99€ et en dépit de la grogne des joueurs, PlayStation n’a pas souhaité le modifier. Si le client reste le roi, il ne peut malheureusement pas dicter le prix d’un jeu à son éditeur. Il est évident que Sony aurait pu (du ?) faire un effort le prix de ce remake, d’autant plus qu’on a tout de même affaire à une troisième sortie pour un même titre. Pour autant, il ne faut pas nier tout le travail qui a été fait sur ce remake et qui a monopolisé tout une équipe durant de nombreux mois pour nous fournir la version ultime de The Last of Us. Enfin, si le prix de base est peut-être un frein pour beaucoup de joueurs, il est bien évidemment possible de trouver le jeu à un meilleur prix. Ne serait-ce qu’en passant par chez-nous ou alors en achetant des cartes PlayStation Store à un bon prix si vous optez pour la version démat du jeu. Et si jamais vous n’êtes vraiment pas d’accord avec la politique tarifaire de Sony, ce qui est votre droit, vous avez aussi le choix de ne pas acheter le jeu.

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