[Test] God Of War Ragnarok

Conclusion

God Of War Ragnarok est l’excellente suite qu’on attendait. Si le jeu met un peu trop de temps à démarrer, il parvient par la suite à nous scotcher devant notre écran. Avec son gameplay brutal et vif, sa durée de vie colossale et son histoire, le jeu de Santa Monica Studio prouve qu’une suite peut être maitrisée à condition d’y mettre les moyens.

Lors de sa sortie en 2018, God Of War a fait l’effet d’une bombe. Suite directe du troisième volet, le jeu avait pris le risque de revoir intégralement son système de jeu et sa narration. Avec ce remaniement réussit, il n’est pas usurpé de dire que sa suite était particulièrement attendue. Reste maintenant à voir ce que le Ragnarok a dans le ventre.

Jeu testé sur PS5 à partir d’une version fournie par l’éditeur

Test de God of War Ragnarok : le divin chauve

L’histoire de God Of War Ragnarok se déroule quelques années après le premier épisode. On retrouve Kratos accompagné de son fils Atreus qui a bien grandi depuis leurs dernières péripéties. L’adolescent se cherche et aimerait savoir comment empêcher le Ragnarok, une quête qui n’est pas du goût de son père qui préfère opter pour une vie paisible loin du conflit. Un repos rapidement remis en cause par l’apparition d’une nouvelle menace qui va les conduire à la recherche de Tyr, le dieu de la guerre Nordique, pour leur prêter main forte.

Le récit de God Of War Ragnarok est particulièrement réussi et en savoir le moins possible est tout simplement indispensable pour bien profiter de l’aventure. C’est pour cela que nous n’irons pas au-delà afin de ne pas vous divulgâcher l’intrigue du jeu où les surprises sont nombreuses. En clair, on vous propose un test qui est garanti sans spoiler.

[Test] God Of War Ragnarok

Evolution ou révolution ?

Dès les premières minutes du jeu on se sent à la maison. Même caméra à l’épaule, même choix de plan séquence et des contrôles similaires. On a tout simplement le sentiment de relancer une partie de l’épisode précédent après quelques années de pause. Et cette impression de déjà-vu va se ressentir durant tout le premier tiers du jeu qui, il faut l’avouer, peine un peu à surprendre.

Mais à la suite de ces cinq premières heures assez paresseuses, les doutes se sont littéralement envolés. Passé son premier tiers, God Of War Ragnarok propose une longue montée en puissance qui ne prend fin qu’après le défilement des crédits. Entre émotion, tristesse et explosion de joie, le jeu prend un malin plaisir à nous en mettre plein la vue à tous les niveaux.

Dans les grandes lignes, le titre de Santa Monica Studio propose un système de jeu similaire à l’épisode précédent. Pour autant, on décèle rapidement quelques nouveautés qui apportent un réel plus lors des affrontements. Entre les nouveaux combos, les nouvelles techniques de contre ou encore la nouvelle façon d’utiliser la rage du Spartiate, on se régale des nouveautés qui apparaissent petit à petit au fil de l’aventure. À chaque nouvel adversaire, ou presque, le jeu nous propose une nouvelle possibilité de gameplay. Et c’est d’ailleurs l’une des forces du titre, ne jamais s’assoir sur ses acquis et toujours faire en sorte de surprendre le joueur.

Le système de combat est peaufiné à son paroxysme et on n’a jamais la sensation de faire du sur-place. Une sensation qui est grandement aidé par un bestiaire très étoffé. Les critiques des joueurs vis-à-vis de l’épisode précédent ne sont pas tombé dans l’oreille d’un sourd et le jeu dispose désormais d’un nombre très élevé d’adversaires différents. Même constat pour les boss, car c’est sans doute l’épisode de God Of War ou l’on en croise le plus. D’humanoïdes à créatures gigantesques, il y en a pour tous les goûts.

[Test] God Of War Ragnarok

Une progression linéaire

Si le titre de Santa Monica propose d’effectuer diverses quêtes annexes, la progression du jeu reste elle très linéaire. Certains environnements sont assez ouverts et donnent l’illusion d’une exploration libre. Ce qui n’est pas vraiment le cas, hormis lors d’explorations nautiques en bateau ou lors de balades sur la neige à l’aide du traineau. Pour le reste, le parcours reste balisé avec des marquages ici et là sur les parois qui indiquent clairement quels chemins sont accessibles.

Finalement, on se contente d’effectuer des aller retours entre la maison de Sindri et les différents royaumes afin d’accomplir nos différents objectifs. À ce sujet, il est regrettable d’être toujours obligé de subir un long couloir lors du chargement d’un royaume pour ne pas casser ce fameux plan séquence mis en place lors du dernier épisode. Certes, les dialogues maquillent un peu le voyage, mais avec la présence du fameux SSD magique de la PlaySation 5 et le tour de force du dernier Ratchet et Clank, ces passages auraient finalement pu être évité.

God Of War Ragnarok est aussi un jeu qui n’aime pas laisser le joueur vraiment libre et il cherche sans cesse à nous ramener dans le droit chemin via des aides auditives. C’est d’ailleurs un reproche similaire à celui effectué lors de notre test de Horizon Forbidden West. Le jeu nous donne la solution de chaque énigme sans qu’on ait vraiment le temps de nous creuser un peu la tête. Et avec autant d’options d’accessibilités, il aurait été vraiment judicieux d’offrir le choix d’activer, ou non, cette option.

Il en résulte un jeu qui nous prend par la main du début à la fin, peu importe les lieux visités et quelques soit les adversaires rencontrés. Le jeu va systématiquement fournir des indications qu’il est impossible de désactiver. On retrouve aussi ce phénomène au cœur des combats où les alliés n’ont de cesse de nous dire comment jouer, à quel moment il faut parer, esquiver ou encore chercher à se soigner. Ce qui donne la sensation de suivre une histoire au lieu de la vivre. On peut aisément augmenter la difficulté du jeu pour obtenir plus de challenge, mais les aides, hélas, persisterons. À moins que petite mise à jour vienne nous arranger tout ça ?

[Test] God Of War Ragnarok

Aussi beau que massif

Comme le veut la lourde tradition de la série, God Of War Ragnarok est visuellement une franche réussite. Le titre propose de superbes textures, qui mélangées aux nombreux effets de lumière, rend le tout très satisfaisant. On note aussi un nivellement par le haut de la modélisation des personnages avec des expressions faciales encore plus travaillées, même si on reste en deçà des titres de Naugthy Dog sur ce point. Les animations sont fluides et ne faiblissent jamais avec un framerate bien calé à 60 fps.

Sur sa partie technique, le jeu de Santa Monica Studio ne souffre d’aucunes fausses notes et se paye même le luxe d’être l’un des plus beaux jeux sortit sur la console de Sony. Une réalisation qui va de pair avec la générosité du titre qui offre une durée de vie d’environs 25 heures pour la trame principale. De quoi en avoir pour son argent. On retrouve aussi tout un tas de quêtes annexes très intéressantes à faire et loin d’être anodines.  Scénarisées, ces missions facultatives proposent même des boss cachés qui peuvent être très coriaces. Et ce n’est rien par rapport au contenu end game qui ajoute encore quelques dizaines d’heure au compteur si vous êtes du genre gourmand. À titre d’information, nous avons platiné l’aventure de God Of War Ragnarok en 54 heures. Ce qui reste un excellent ratio.

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[Test] God Of War RagnarokGod Of War Ragnarok est l’excellente suite qu’on attendait. Si le jeu met un peu trop de temps à démarrer, il parvient par la suite à nous scotcher devant notre écran. Avec son gameplay brutal et vif, sa durée de vie colossale et son histoire, le jeu de Santa Monica Studio prouve qu’une suite peut être maitrisée à condition d’y mettre les moyens.