[TEST] Horizon Forbidden West (PS5) : Une bonne suite, non sans défauts

Conclusion

Horizon Forbidden West n’est pas un mauvais jeu, loin de là, visuellement bluffant le titre de Guerilla Games propose un système de combat grisant et une héroïne toujours aussi attachante. Il est cependant regrettable de voir que cette suite ne pousse pas le curseur plus loin sur l’exploration. Un titre qui se destine principalement aux fans du premier opus.

5 ans après la sortie du premier opus, Aloy fête son grand retour, plus que jamais déterminée à accomplir sa destinée : elle s’aventure du côté de l’ouest prohibé où l’attend un tout nouveau défi. On vous raconte tout ça dans notre test.

Jeu testé sur PS5 à partir d’une version achetée dans le commerce

La next gen avec un grand G

Horizon Zero Dawn est sort en 2017 sur PlayStation 4 et avait su, en son temps, séduire bon nombre de joueurs et joueuses dans le monde entier. Il faut dire que l’aventure d’Aloy était passionnante à suivre tout en disposant d’une réalisation technique solide et d’un système de combat très réussi. Horizon Forbidden West va pousser le curseur un peu plus loin et dynamiser encore plus le système de combat, mais c’est surtout sur sa technique que cette suite évolue le plus.

D’un point de vue purement technique Horizon Forbidden West est une franche réussite, la version PlayStation 5 propose deux modes graphiques, l’un va prioriser la résolution avec un taux d’image par seconde fixé à 30, l’autre va préférer offrir une fluidité accrue en diminuant la résolution. Quel que soit le mode choisi, le rendu visuel force le respect. Les textures et les éclairages ont fait un bond en avant pour le bonheur de nos pupilles.

PS5 oblige, le jeu profite aussi de temps de chargement quasi inexistants, les voyages rapides n’en sont que plus agréablaes et parcourir le monde reste toujours très plaisant.

Aloy plus forte que jamais

La grande force du premier opus résidait dans son système de combat qui obligeait le joueur à user de stratégie pour affronter ses adversaires. Si on ne constate hélas que peu d’évolutions sur l’intelligence artificielle des adversaires humains, les combats contre les machines restent jouissifs. Il est toujours préférable de réfléchir avant d’agir, d’analyser le terrain de jeu et les rondes adverses à l’aide du Focus. Élément indispensable à l’analyse de l’environnement et des machines, il sert aussi à s’orienter dans le vaste monde du jeu.

Une simple pression sur le stick analogique droit permet d’activer tout un tas d’informations, comme le chemin emprunté par les machines ou encore leurs points faibles. Aloy doit user de ses armes pour éliminer ses adversaires soit en silence ou bien de manière plus directe. À noter que le jeu propose bon nombre de boss et que certains affrontements sont particulièrement tendus dans les niveaux de difficulté plus élevés.

Si d’aventure la difficulté vous rebute, le titre propose un mode histoire qui permet de profiter du jeu en diminuant au maximum le challenge afin de se concentrer uniquement sur le récit proposé par le titre.

Cependant, si les combats sont une pièce maitresse du jeu, qu’en est-il de sa composition ? Comment Horizon Forbidden West invite-t-il le joueur au voyage ?

Trop de script tue le script

À l’instar du précédent opus, la navigation dans le monde d’Horizon est balisée, bien que le titre offre plus de possibilités pour se déplacer (grappin et l’Ailegide, une sorte de paravoile directement inspiré de Zelda Breath Of The Wild), il est dommage de voir que l’escalade reste scriptée et imposée. Parfois avec de la logique, parfois sans. À titre d’exemple il n’est pas rare de se poser face à deux parois identiques et de ne voir qu’il n’est possible d’escalader qu’une sur les deux qui pourtant amènent au même endroit. Autre point qui peut déranger reste la quasi obligation d’utiliser le focus pour localiser les points d’accroches.

Des lignes jaunes disgracieuses apparaissent alors sur les parois interactives, et il n’existe pas de réel moyen de distinguer une paroi d’une autre sans utiliser le focus d’Aloy.  Ce qui rend hélas l’exploration assez pauvre en comparaison avec des jeux sortis bien avant lui (Breath Of The Wild ou encore Assassin’s Creed Valhalla) Horizon Forbidden West fait pâle figure.

Cette façon qu’à le jeu d’aborder l’exploration en proposant au joueur un monde immense mais jonché de murs et parois parfois impossible à escalader peut créer un sentiment de frustration. En parlant d’exploration il est bon de signaler que le jeu propose divers environnements tous plus soignés les uns que les autres. Il est cependant regrettable de voir que le seul biome à proposer de nouveaux environnements n’intervient qu’en toute fin d’aventure.

Un récit sans saveur

Si l’histoire du jeu reste somme toute assez sympathique à suivre, elle manque cruellement d’un enjeu majeur et les principaux antagonistes de charisme. Tout au long de son périple Aloy fait diverses rencontres et il est dommage de voir qu’aucun des personnages rencontrés ne sort véritablement du lot. Aloy reste l’élément central de l’histoire à tel point qu’elle efface totalement le reste des personnages présents dans le jeu.

Il faut compter par ailleurs une trentaine d’heure en mode de difficulté normale pour voir le bout de l’aventure et environ 60 si vous comptez viser l’obtention du platine.

Le jeu a le bon goût de proposer quelques quêtes annexes plutôt bien scénarisées mais dans les grandes lignes, le jeu surfe vraiment sur ce qui faisait son succès en 2017.

Rudy

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Marko
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Maître des lieux. Développeur le joueur, joueur la nuit, mais surtout expert en bons plans

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