[TEST] Gears of War: Reloaded – Le massacre fait peau neuve

7 min de lecture

Plus brutal, plus beau et avec une technique remastérisée aux petits oignons, Gears of War: Reloaded a toutes les cartes en main pour nous rappeler pourquoi cette saga a révolutionné le TPS (en plus de m’avoir fait acheter une 360). La question maintenant est de savoir si cette énième version du classique de Cliff Bleszinski arrive encore à nous faire vibrer près de 20 ans après sa sortie originale et si Marcus Fenix n’a pas pris trop de rides.

Jeu testé sur PS5 à partir d’une version commerciale du jeu

Test de Gears of War: Reloaded sur PS5

Il n’est jamais évident de ressortir un classique vieux de presque deux décennies sans tomber dans le piège du recyclage pur et dur. Laisser le jeu dans son jus pour faire plaisir aux nostalgiques ou au contraire le moderniser au risque de dénaturer l’expérience d’origine ? Tel était le dilemme de The Coalition avec ce Gears of War: Reloaded. Ce qui n’a pas empêché les développeurs de relever le défi et de nous offrir une version techniquement impressionnante qui rend justice à l’œuvre originale ! Mais surtout, cette réédition marque l’arrivée de la franchise chez la concurrence alors qu’elle a cristallisée toute l’ADN de la marque Xbox durant des années. D’ailleurs, pour la petite anecdote, ça fera 19 ans au mois de novembre prochain que j’ai découvert pour la toute première fois Gears of War au Micromania Games Show. La baffe avait été si violente que je courrais m’acheter une Xbox 360 dès le lendemain matin….

[TEST] Gears of War: Reloaded - Le massacre fait peau neuve

Sera Destructible

Ce n’est une surprise pour personne, mais Gears of War: Reloaded nous replonge dans l’univers post-apocalyptique de Sera, cette planète ravagée par l’invasion des Locustes. Pour autant, cette terre désolée n’a tout simplement jamais été aussi détaillée et saisissante que dans cette version remasterisée. Mettant en vedette Marcus Fenix et son inséparable Dom Santiago, le jeu nous permet de revivre cette épopée sanglante avec un confort visuel inédit. Surtout que nos deux compères vont avoir du pain sur la planche avec ces maudits Locustes qui surgissent des profondeurs pour exterminer l’humanité. Une menace souterraine qui rôde dans les moindres recoins, attendant le bon moment pour nous tailler en pièces à coup de Lancer.

Du grand spectacle

Tout comme son aîné, Gears of War: Reloaded repose sur des affrontements aussi brutaux que tactiques contre les hordes de monstres souterrains. Le tout avec un système de couvertures qui fait la part belle aux mouvements calculés et aux tirs précis, agrémenté de nombreuses armes iconiques et autres finitions sanglantes. Par exemple, vous pouvez découper vos ennemis en deux d’un coup de tronçonneuse (toujours aussi jouissif), les exploser à distance avec le Boomshot ou encore les réduire en bouillie d’un bon coup de Gnasher. Aussi, au fil des missions vous récupérez des munitions et découvrez de nouvelles armes pour diversifier votre arsenal de destruction. Bien que le gameplay puisse paraître daté par rapport aux standards actuels, la prise en main reste redoutablement efficace, même si le nombre de mécaniques peut sembler limité par rapport aux productions contemporaines. Les premières heures peuvent même rappeler à quel point le genre a évolué depuis. Par contre, les fans de la première heure ne seront pas dépaysés car les mécanismes de base restent identiques, jusqu’aux animations de reload actif qui demandent toujours autant de précision dans le timing.

[TEST] Gears of War: Reloaded - Le massacre fait peau neuve

Une planète bourrée d’action

Concernant le rythme du jeu, The Coalition a décidé de rester fidèle à la structure originale de 2006. Les différents actes de l’aventure comportent plusieurs types de séquences, allant des fusillades intenses dans les rues dévastées aux phases d’infiltration en passant par les mythiques combats contre les boss gigantesques. Chaque chapitre propose son lot de moments mémorables et on peut les enchaîner naturellement en suivant le fil de l’histoire principale, bien que les perfectionnistes et chasseurs de succès et trophées voudront explorer chaque recoin pour dénicher tous les collectibles. D’ailleurs, si on se base sur l’expérience des joueurs qui ont déjà retourné le jeu, comptez environ 10 heures de jeu pour en venir à bout en solo. Par contre, si vous jouez en coopération, l’expérience peut facilement s’étendre sur quelques heures supplémentaires. Si la structure de Gears of War: Reloaded peut sembler familière aux connaisseurs, on est vraiment face à une version sublimée. Ne serait-ce que par la beauté des nouveaux environnements remasterisés, la fluidité du gameplay ou encore toute la galerie des personnages qui n’ont jamais été aussi expressifs.

[TEST] Gears of War: Reloaded - Le massacre fait peau neuve

Une narration sans fausse note

En plus d’être techniquement impressionnant et toujours aussi jouissif, ce que réussit le mieux Gears of War: Reloaded c’est de préserver intacte cette atmosphère si particulière qui mélange brutalité assumée et moments d’émotion. L’histoire de Marcus et Dom garde toute sa force narrative et révèle des profondeurs insoupçonnées grâce à cette nouvelle présentation. Un peu comme si The Coalition voulait faire du Epic Games de la grande époque. De son côté, Marcus tente de racheter ses erreurs du passé tandis que Dom reste le fidèle ami sur lequel on peut toujours compter. Le jeu crée de nombreux petits moments de calme où l’on découvre les cicatrices laissées par cette guerre interminable pour ensuite basculer sur des combats aussi intenses qu’épiques. Vous verrez que le jeu regorge de scènes vraiment marquantes aussi bien émotionnellement que d’un point de vue action, comme cette séquence mythique dans les mines ou encore ce combat final qui donne des frissons. En clair, Gears of War: Reloaded n’est pas qu’un simple défouloir bourré de violence gratuite, c’est aussi une aventure humaine touchante.

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Couverture !

S’il y avait bien un élément révolutionnaire dans le Gears of War original, c’était ce système de couvertures qui a inspiré toute une génération de TPS. Bien évidemment, cette mécanique de gameplay est de retour à l’identique, mais The Coalition a peaufiné tous les détails pour que l’expérience soit encore plus fluide. Cette approche tactique fonctionne toujours incroyablement bien, renforçant ce sentiment d’immersion dans les combats, tout en permettant de planifier ses mouvements comme un stratège avant de faire parler la poudre. Un gameplay renforcé par des environnements destructibles qui évoluent au fil des affrontements, vous permettant de modifier le terrain de jeu selon vos besoins. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette mécanique n’a pas pris une ride et reste aussi addictive qu’à l’époque, devenant même un standard que beaucoup tentent encore d’égaler.

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Une locuste dans le potage

Malheureusement, Gears of War: Reloaded n’est pas exempt de défauts. Certaines séquences peuvent paraître répétitives avec des phases d’affrontements qui s’éternisent un peu trop, surtout quand on enchaîne plusieurs combats similaires d’affilée. On peut aussi parler de certains passages en véhicules qui cassent parfois le rythme et qui auraient mérité d’être raccourcis. De quoi créer quelques longueurs sur certaines séquences, notamment en milieu d’aventure, juste parce que la variété n’est pas toujours au rendez-vous. C’est assez frustrant et surtout dommage pour un jeu de cette qualité. Libre à vous de persévérer. Pour autant, malgré ces petits défauts inhérents à l’œuvre originale, jouer à Gears of War: Reloaded est un véritable plaisir nostalgique. C’est un jeu qu’on se doit d’avoir dans sa ludothèque quand on possède une console de salon. Et si vous êtes chez la cremerie Sony depuis toujours et que vous n’avez jamais mis les mains sur une 360, foncez vite sur le version PS5 du jeu qu’on vous propose de trouver eu meilleur prix.

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