Test de Yakuza : Like a Dragon

Conclusion

En changeant sa formule, Yakuza : Like a Dragon n’a en rien perturbé toute l’aura de la saga. Au contraire même, en introduisant un nouveau personnage, la notion de groupe et un tout nouveau système de combat, RGG a réussi à insuffler un véritable vent de fraicheur à la série en plus de donner envie à de nouveaux joueurs d’essayer la formule. Sans compter qu’en plus d’être une jolie surprise, car nombreux étaient ceux à ne pas l’attendre à ce niveau, Yakuza : Like a Dragon est sans aucun doute l’un des meilleurs titres sortis cette année.

Ce qui a commencé comme un simple poisson d’avril s’est vite transformé en une véritable révolution. Avec Yakuza : Like a Dragon, on peut dire que RGG Studio a pris énormément de risques en bousculant un système de jeu qui avait déjà fait ses preuves et en mettant sur le devant de la scène un tout nouvel héros. Pourtant, malgré ce qui s’avère être un véritable bouleversement, le jeu n’en reste pas moins le digne héritier de la série et il s’impose même comme étant une très belle surprise, un excellent divertissement et une magnifique porte d’entrée à un nouveau public.

Test réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par l’éditeur

Yakuza : Like a Dragon, un jeu qui rompt les traditions

Yakuza est une série qui a vu le jour il y a maintenant près de 15 ans et qui nous plonge dans les quartiers les plus chauds du Japon en compagnie de la mafia locale et de toutes ses strates. Si la série est un véritable carton sur son archipel de naissance depuis sa création, cela ne fait que quelques années que son succès s’est installé chez nous. Un succès qui se matérialise aujourd’hui à travers Yakuza : Like a Dragon qui est le premier jeu de la saga à avoir le droit à une traduction des sous-titres en français pour accompagner les voix japonaises et anglaises. Aussi, tel un symbole, en plus d’être le premier volet de la série à fouler du pied la next-gen, Yakuza : Like a Dragon est aussi celui qui rompt avec les traditions en prenant la forme d’un jeu de rôles. Si on reste sur la même structure de jeu, avec un open world à visiter comme bon nous semble et une histoire divisée en une grosse dizaine de chapitres, le système de combat change radicalement en se tourant vers le tour par tour et on ne contrôle plus un seul personnage, mais tout un groupe avec une cohésion à maintenir. Des changements que certains fans trouveront certainement un peu radicaux, mais qui n’entachent en rien l’expérience qui n’en devient que plus savoureuse et originale. De fait, si c’est bien dans les vieux pots qu’on fait la meilleure confiture, il n’y a rien de mal à le briser pour en prendre un autre.

Un tout nouveau système de combat

Si vous avez déjà joué à d’autres épisodes de Yakuza, vous serez sans doute étonné de voir que les combats de rue façon beat’em all ont totalement disparus pour faire place à des combats au tour par tour. Ichiban Kasuga étant un fan inconditionnel de Dragon Quest, il le répète dès qu’il en l’occasion, les combats s’en inspirent et on ne se bat plus seul mais avec des alliés qu’on pourra utiliser pour faire plus de dégâts ou bien se soigner. Si les combats se déroulent d’une façon assez classique, on peut choisir entre attaquer, parer ou utiliser un objet, il y a tout de même une certaine forme de dynamisme avec des QTE pour infliger plus de dégâts lors des attaques spéciales ou au contraire diminuer les dégâts subis en appuyant sur un bouton dans le bon timing. Aussi, selon l’endroit où se déroule le combat, Kasuga et sa bande pourront utiliser des objets du décor comme un vélo ou même un banc pour fracasser le crâne de ses adversaires. Et pour en revenir à Dragon Quest, on peut évidemment choisir une classe pour ses personnages, mais au lieu du traditionnel mage, guerrier ou encore soigneur, on choisit ici un job selon ce qu’on aura dégoté dans l’agence d’intérim du coin. Et on vous laisse imagine les compétences uniques et assez originales qui peuvent venir avec une profession comme garde du corps, cuisinier ou même Idol. De ce côté-là, Yakuza : Like a Dragon conserve l’ADN de la série et mêlant avec une certaine aisance le côté sérieux et complètement loufoque.

Toujours autant généreux

Vous aurez besoin d’une bonne cinquantaine d’heures de jeu pour venir à bout de ce qu’a à offrir Yakuza : Like a Dragon. Du moins, c’est sans compter les heures et les heures que vous pourrez dévorer dans les nombreuses quêtes annexes, mini-jeux et autres activités en tous genres que propose le jeu. Comme le veut la tradition, vous pourrez passer du temps dans les nombreuses salles d’arcades SEGA dans les rues de la ville pour jouer à des classiques, allez pousser la chansonnette dans des karaokés ou encore frapper des balles dans les fameuses cages à baseball. Tous ces petits à côtés font office de soupape de décompression qui fonctionne merveilleusement bien. On prend un réel plaisir à se balader en ville et de s’éloigner d’une mission principale pour faire une petite partie de Virtua Fighter 5, d’aller filer un coup à de main à une passante, voir un film ou bien aller ramasser des canettes pour glaner quelques yens.  Mais là où le jeu va vraiment loin, c’est dans la gestion d’une entreprise dirigée par Ichiban et qu’on doit faire fructifier en s’occupant des lieux, des employés, des recrutements et même de l’évolution des actions de la boite en se confrontant aux actionnaires via des mini-jeux. Yakuza : Like a Dragon a tellement de choses différentes à offrir que jamais vous n’aurez l’impression de tourner en rond.

Une histoire de trahison

Comme nous vous le disions un peu plus haut, Yakuza : Like a Dragon parvient à nous raconter une histoire avec une certaine noirceur tout en y apportant une grosse dose d’humour. On y incarne Ichiban Kasuga, un jeune premier souhaitant prouver sa valeur à son clan en assumant la responsabilité d’un crime qu’il n’a pas commis. Mais après avoir passé plus de 18 ans en prison pour protéger son patriarche, il se rend compte avoir été trahis par les seins et est même laissé pour mort quelque part dans les rues de Yokohama. Et c’est là-bas qu’il fera la rencontre de ses nouveaux amis avec qui il s’alliera pour grimper dans les échelons et surtout faire la lumière ce qui s’est passé dans son clan et pourquoi l’homme qu’il considérait comme son père l’a trahi. Derrière cette sombre histoire finalement assez classique chez les Yakuzas qui pourrait servir de trame à n’importe quel polar, le jeu ne cesse d’y ajouter des éléments loufoques à la moindre occasion. Ça va de certaines missions annexes complètement déphasées à des lignes de dialogues ou même au déroulement des combats où Ichiban s’imagine doit combattre contre des monstres ou des salaryman en tenue de bain. C’est idiot, c’est très drôle et, encore une fois, ça fonctionne remarquablement bien.

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Marko
Maître des lieux. S'il y a des bugs, c'est de ma faute !

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