Test de Persona 5 Strikers sur Nintendo Switch

Conclusion

Alors qu'on aurait pu penser que Persona 5 Royal serait la dernière sortie des Fantômes Voleurs de Cœurs, c'était sans compter l'envie d'Atlus de prolonger la magie, et gagner un peu plus de sous, à travers un Muso confié aux développeurs d'Omega Force. Et si l'on met de côté le didacticiel assez pesant, le système de combat parfois confus et un framerate défaillant sur Nintendo Switch, force est de constater que la magie opère toujours autant. Un jeu très agréable qui plaira surtout aux fans et qui pourraient donner envie aux autres de passer au plat de résistance après une si bonne entrée

Quand il n’y en a plus, il y en a encore ! Après une version Royal et ses sous-titres en français, Persona 5 est de retour sur le devant de la scène à travers un spin-off qui prend la forme d’un Muso. Un genre très à la mode qui comme pour Zelda, va remarquablement bien à nos fantômes voleurs de cœurs.

Jeu testé sur Nintendo Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur

Les joueurs qui ont terminé Persona 5 de long, en large et en travers, le savent très bien : ce n’est pas un jeu qu’on boucle en une petite dizaine d’heures, bien au contraire. Alors pour ceux qui auraient encore un peu d’appétit ou qui seraient déjà en manque de la petite bande de lycéens tokyoïtes, Persona 5 Strikers est le moyen idéal de prolonger l’aventure sous une toute nouvelle forme. Un Muso qui, à l’image d’Hyrule Wariors, nous permet de castagner une armée de mobs tout en profitant de l’univers du jeu original.

persona 5 strikers switch

Fini les vacances

Persona 5 Strikers se déroule une poignée de mois après les événements comptés dans le premier Persona 5, ce qui met donc de côté le trimestre supplémentaire qui était disponible dans l’édition Royale du jeu. On retrouve ainsi toute la petite bande au complet à l’étage du Café Leblanc en pleine réunion pour savoir comment ils allaient profiter des beaux jours de l’été. Et alors qu’ils s’apprêtaient à organiser un barbecue à l’autre bout de la ville, une nouvelle menace est vite apparue à travers une application qui aspire les esprits les plus faibles dans un univers parallèle. En clair, il va falloir retourner au turbin, enfiler les costumes de fantômes et aller botter le train aux esprits machiavéliques dans des prisons tenues par des monarques. Tout un programme qui devrait faire plaisir aux fans de la licence tant le jeu les met dans des petits chaussons avec une réalisation chaleureuse, une ambiance intacte, mais un gameplay qui troque le tour par tour pour du combat massif en temps réel.

Par contre, ce n’est pas parce que Persona 5 Strikers est un Muso qu’il en oublie les racines RPG de ses origines. A vraie dire, le jeu d’Omega Force est même incroyablement bavard avec de nombreuses discussions entre les différents personnages ou encore avec la petite Sophia, une I.A qui va rejoindre la bande, qui sert de GPS, d’encyclopédie et même de porte d’entrée à la boutique. Une aide fort bienvenue, car si la première prison se situe dans un univers parallèle du côté de Shibuya, le jeu va vite vous demander de voyager à travers tout le Japon pour visiter des villes comme Osaka ou encore Sapporo. Ce qui offre une jolie dose de dépaysement entre deux donjons pour aller défaire un monarque et ainsi libérer l’esprit des esclaves prisonniers de leurs propres désirs. Et pour y parvenir, il va falloir jouer des poings.

Prison Break

L’intérieur des prisons ne se résume pas à un grand pugilat jusqu’à arriver au “boss” de fin. Non. Déjà, avant même de pouvoir trouver et entrer dans la prison, il y a une phase d’enquêtes où nos personnages déambulent dans les rues afin de trouver des indices . Des phases loin d’être courtes qui permettent de découvrir les lieux et de ne pas oublier que Persona 5 est tout de même un RPG où la construction des personnages à toute son importance. Mais passons, une fois dans le bain, on découvre des environnements ouverts où il faut se frayer un chemin en suivant les différents indicateurs. Si le jeu n’est pas spécialement linéaire, on est suffisamment pris par la main pour ne pas perdre son chemin et il y aura toujours quelques lignes de dialogues ici et là pour s’adapter aux lieux. On pourrait même dire que le jeu est trop loquace et qu’il aurait gagné à aller au fond des choses beaucoup plus rapidement.

Aussi, foncer tête baissée sur les ennemis est loin d’être la meilleure stratégie. Ils arrivent par wagons de dizaines et on peut rapidement se retrouver submergé. D’où l’importance ne pas négliger les phases d’infiltration et d’attaquer dans le dos pour avoir un avantage statistique. Une fois en combat, il suffit de marteler le bouton d’attaque, ne pas hésiter à appeler ses Persona pour faire plus de dégâts, changer de personnages à la volée pour varier le style ou encore jouer de son environnement pour faire des attaques en hauteur ou faire tomber des objets sur les ennemis. Très agréable manette en main, Persona 5 Strikers s’avère néanmoins très bordélique par moments. La faute à une action finalement très brouillonne et un HUD beaucoup trop surchargé. Sans compter les didactitelles beaucoup trop invasifs lors des premières heures de jeu et qui viennent s’incruster à l’écran parfois plusieurs fois d’affilé, même en plein combat. Lourd…

Version de poche

Pour une fois, la version Nintendo Switch d’un jeu n’est pas particulièrement honteuse par rapport à ses homologues sur consoles d’ancienne génération… En effet, hormis des textures un peu plus baveuses et un framerate qui montre rapidement ses limites, le jeu est globalement identique à la version PS4 et est même parfaitement jouable en mode portable. Mais le plus important, les amateurs de Persona 5 seront aux anges de retrouver un jeu à l’ambiance esthétique identique. Que ce soit dans les graphismes ou dans son interface qui a tellement cartonné que certains l’utilisent même en tant que messagerie. La weeberie à encore de beaux jours devant elle et Persona 5 Strikers en est finalement une très belle preuve.

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