Test de Watch Dogs Legion sur PS4 Pro

Conclusion

Wath Dogs Legion est un bon jeu, mais est loin d’être le plus intéressant de la série. Si la mécanique de recrutement est originale et même intelligente, le jeu reste ancré dans un gameplay qui hormis quelques ajouts peine à évoluer. Et puis comment ne pas être déçu par une technique moyenne et une IA aux abonnés absents. De fait, il serait peut-être plus intéressant de privilégier les versions next-gen du jeu

En perdant son tréma et en déménageant de l’autre côté de l’atlantique, Ubisoft nous promettait une certaine forme de révolution avec Watch Dogs Legion. Au final, on se retrouve avec la même formule, mais la fraicheur du deuxième en moins.  

Jeu testé sur PS4 Pro à partir d’un code fourni par l’éditeur

Après avoir squatté les ruelles sombres de Chicago et visité les plages ensoleillées de San Francisco, Ubisoft a décidé de changer d’air et de continent avec Watch Dogs Legion. Pour ce troisième épisode de la franchise, l’action se déroule sous la grisaille d’un Londres futuriste où Dedsec se retrouve très mal en point après avoir été désigné coupable d’une série d’attentats en plein cœur de la ville. De quoi faire tomber la capitale anglaise sous le contrôle d’Albion, une société militaire corrompue jusqu’à la moelle avec une tendance totalitariste dès qu’il s’agit de sécurité, qui est de mèche avec un syndicat du crime qui sème la terreur. Sur cette joyeuse situation, l’objectif va d’être de redorer le blason de Dedsec, de mettre un coup de frein aux agissements d’Albion et du syndicat et de lever le voile sur “Zero Day” la mystérieuse entité à l’origine des attentats. Tout ça à l’aide d’un simple téléphone portable.  

Nous sommes légion  

Contrairement aux deux premiers épisodes qui nous mettaient respectivement dans la peau d’Aiden Pearce et Marcus Holloway, Watch Dogs Legion a la particularité de ne proposer aucun personnage principal. En effet, il est possible d’incarner n’importe quel citoyen de la ville de Londres qui peut devenir un membre à part entière de Dedsec après une phase de recrutement qui peut parfois prendre la forme d’une mission. Une idée plutôt originale et rafraichissante, d’autant plus que chaque personnage à sa propre histoire et caractéristiques. Ce qui nous impose donc une certaine forme de retenue quant à la sélection des recrues pour ne pas se retrouver avec un boulet qui avance à deux à l’heure et qui est incapable de pirater un ordinateur à distance rapidement. Sans bouleverser l’expérience, les sensations de jeu peuvent être différentes d’un personnage à l’autre et ça permet d’atténuer toute forme de monotonie qui pourrait s’installer après plusieurs missions à la suite. Par contre, contrairement à un GTA 5 qui offrait un magnifique effet de transition lorsqu’on changeait de personnage, ici on a droit à un écran de chargement un peu longuet qui casse le rythme. Et puis si l’idée de jouer plusieurs personnages lambda est loin d’être une mauvaise idée, le jeu perd en caractère et relief puisqu’on ne s’attache finalement à aucun d’eux. Ce qui n’est pas le cas de la ville de Londres et son côté cyberpunk néo futuriste qui se dévoile être un fantastique terrain de jeu. Et puis même si la ville n’est pas reproduite à l’identique, ce qui reste un vieux fantasme de joueur, on reconnait facilement ses artères principales et c’est un véritable petit plaisir de s’y balader.  

Drone sur la ville 

Si Watch Dogs Legion a pris des risques en mettant de côté la notion même de personnage principal, ce n’est clairement pas le cas de son gameplay. On se retrouve ainsi face à la même formule où l’on se balade librement en ville à aller de missions en mission et à pirater tout et n’importe quoi depuis son téléphone portable. Et c’est d’ailleurs là que le jeu d’Ubisoft déçoit le plus, dans son incapacité à s’extirper du mode opératoire des missions. Si on peut toujours opter pour le côté bourrin à tirer sur tout ce qui bouge pour aller récupérer un disque dur ou pirater un PC portable, la manière plus délicate reste exactement la même. On se cache dans un coin, on pirate les caméras de sécurité pour observer les lieux, on active des pièges, on résout quelques casse-tête à base de circuits, on se débarrasser des gardes par derrière et on pirate même à distance le cas échéant. À la longue, ça peut devenir vite rébarbatif. Pour autant, le jeu intègre quelques petites nouveautés comme la possibilité de reconstituer des scènes à l’aide d’une IA pour élucider une énigme, l’utilisation d’une petite araignée robotisée ou encore l’utilisation massive des drones. Je ne sais pas si on se dirige vers ça, mais le Londres du jeu est tout simplement envahi par les drones. Ça va du petit drone publicitaire à celui de la police en passant même par de gigantesques drones de chantier sur lesquels on peut même grimper pour se déplacer. Ça apporte un peu de diversité, mais ça ne dépoussière en aucun cas un gameplay qui commence mine de rien à légèrement dater. Du côté de la conduite, si elle manque cruellement de punch et que les voitures ont la fâcheuse tendance à survirer, la conduite automatique fait son apparition et on peut se rendre à un point de la carte en se tournant les pouces. Ce qui peut être pratique lorsqu’on veut envoyer un texto pendant qu’on joue. Enfin, un petit mot sur l’IA régulièrement aux fraises avec une police tout simplement incapable d’assurer une course poursuite plus de 30 secondes. De ce côté-là, Watch Dogs Legion aurait mérité un peu plus de piquant.  

La version du pauvre 

Pour finir, parlons un peu de technique, et malheureusement, ce n’est pas vraiment très glorieux. Qu’on s’entende, Watch Dogs Legion est loin d’être catastrophique, mais il n’est pas du tout à la hauteur de ce qu’on pouvait s’attendre de lui. On peut imaginer que les équipes ont travaillé d’arrache-pied sur les patchs des versions PS5 et Xbox Series X, mais en l’était, le résultat est assez décevant sur PS4 Pro. Donc à la place d’un jeu visuellement ébouriffant, on se retrouve face à des textures parfois baveuses, des modélisations qui manquent de finesse, du poping et une stabilité loin d’être optimale. De plus, avec une direction artistique plutôt morne qui joue sur le relief du gris et des néons, le jeu aurait mérité une technique un petit peu plus performante. Enfin, nous éviterons de vous parler de l’aspect politique de Watch Dogs Legion. Car comme l’a déclaré Ubisoft, ce n’est pas un jeu qui a la vocation de porter un message politique, même s’il ne s’en prive clairement pas. En clair, Watch Dogs Legions est un jeu qui a du mal à s’assumer.  

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Maître des lieux. S'il y a des bugs, c'est de ma faute !

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