[TEST] Dolmen (PS5) : Quand Dark Souls flirte avec Dead Space

Conclusion

Bien qu’imparfait sur certains points, le pari de Massive Work Studio est réussi. Dolmen parvient sans trop de mal à se faire une place parmi les nombreux souls-like déjà disponibles. On espère tout de même que les quelques défauts cités soient corrigés dans une future mise à jour. Un titre à réserver tout de même à un public avertit tant la difficulté pourrait freiner une bonne partie des joueurs.

Massive Work, un studio brésilien composé d’une petite équipe, a eu cette folle idée de sortir son propre soul-like. Avec pour ambition de renouveler quelque peu une recette qui a fait ses preuves au fils des ans. Dolmen arrive avec pour idée de mélanger les genres et d’imposer un côté tactique dans la gestion des ressources, mais parvient-il à sortir son épingle du jeu ?

Jeu testé sur PS5 à partir d’une version fournie par l’éditeur

Test de Dolmen sur PS5

L’histoire de Dolmen se déroule dans un futur lointain, les Zoan, une race d’humain génétiquement modifié qu’on appelle les foreurs, ont pour mission d’étudier et coloniser la planète Revion Prime riche en Dolmen. Les Dolmen permettent de créer des portaux entre les dimensions et pourraient alors aider à révolutionner l’exploration spatiale. Suite à un incident, des créatures hostiles ont pris le dessus sur la mission de reconnaissance et c’est à nous de partir en mission afin de récupérer les cristaux et tenter d’élucider ce qui s’est passé sur la planète.

Accueillie par une cinématique assez brève, l’histoire de Dolmen est surtout prétexte à expliquer au joueur qu’il va devoir arpenter l’univers de Revion Prime seul face au mal qui ronge cette planète.

Comme indiqué dans le titre, Dolmen est un Soul-like avec tout ce que le genre a su imposer au fil des années dans diverses autres productions. On y retrouve la barre d’endurance, celle d’énergie (nous y reviendrons plus tard), la barre de vie mais aussi et surtout les cristaux qui servent de monnaie d’échange pour monter son personnage en niveau.

La partie commence par le choix de la classe et il est toujours important de peser le pour et le contre. Il existe par ailleurs une classe équilibrée qui permet de faire un premier pas dans l’univers impitoyable de Dolmen, car oui, Dolmen est difficile et n’offre pas la possibilité de choisir un mode de difficulté en particulier.

Parmi les classes proposées on retrouve le tank, adepte du corps-à-corps avec une arme type espadon, on peut aussi trouver un guerrier muni d’un bouclier et d’une hache et aussi d’une classe dédiée au combat à distance avec un fusil sniper. Le choix est large et chacun y trouvera son compte. Vient ensuite le choix du nom, du sexe et de la couleur de son set. Classique.

[TEST] Dolmen (PS5) : Quand Dark Souls flirte avec Dead Space

Dans le noir, personne ne vous entendra hurler

La première chose qui frappe dans Dolmen c’est sa direction artistique. Le jeu propose des décors riches, détaillés et à la réalisation chiadée. Difficile de croire qu’il s’agit ici d’un double A tant certaines textures ou effets de lumière sont vraiment fabuleux. Le jeu propose deux modes graphiques : le premier qui permet de vivre l’aventure en 60fps constant et l’autre qui va bloquer le taux de rafraichissement à 30 images par seconde mais avec du ray tracing à toutes les sauces. Le résultat flatte clairement la rétine et le jeu s’en retrouve sublimé. Mais pour un titre aussi exigeant, il est préférable d’opter pour le mode performance.

L’ambiance qui se dégage de Dolmen est maitrisée avec son inspiration marquée et directement empruntée à des titres comme Dead Space ou encore à la saga Alien. Le jeu propose au joueur d’arpenter des décors tantôt organiques, tantôt mécaniques, le tout avec un level design inspiré qui évite qu’on se perde dans des dédales proposés par le jeu.

[TEST] Dolmen (PS5) : Quand Dark Souls flirte avec Dead Space

Gardez toujours une batterie de côté

Si le système de combat proposé par Dolmen ne s’éloigne pas d’un soul-like classique (on retrouve l’esquive, les coups faibles et forts, la course) le jeu prend le risque de rendre le soin plus tactique. Le joueur possède une arme à feu qu’il peut dégainer à tout instant afin de faire le ménage à distance, il est aussi bon de noter qu’on dispose de trois types d’effets (glace, feu, acide) et que chaque type d’ennemi dans le jeu a une faiblesse qu’il est bon d’exploiter. L’utilisation de cette arme à feu consomme de l’énergie qui se recharge lentement. Là où son utilisation devient vicieuse est que cette même barre qui permet aussi de se soigner, et à chaque soin, la barre d’énergie perd 50% de sa capacité qui ne se recharge donc plus.

Cette mécanique a un impact sur l’utilisation des armes à distance et c’est là qu’entrent en compte les batteries. Si on en a un nombre limité au départ, on peut en gagner à chaque boss vaincu et elles permettent de recharger une partie de la barre d’énergie. Les combats deviennent donc bien plus stratégiques vu qu’il faudra prendre en compte le temps de recharge de la batterie si on souhaite, par exemple, récupérer de la vie ou de quoi utiliser son arme à feu.

Il faut savoir que le joueur a aussi la possibilité d’équiper son avatar d’un réacteur qui dispose des mêmes effets que son arme à feu. Il est alors possible de faire apparaitre un bouclier temporaire qui permet d’augmenter notre puissance d’attaque, mais là aussi, l’énergie est directement impactée. Le système de combat use et abuse de la parade au bouclier qui, si elle est réalisée avec le bon timing, permet un retour à l’envoyeur dévastateur. Cependant dommage que certains bugs viennent gâcher les affrontements comme l’IA qui a du mal à gérer les espaces confinés, ou encore le fait que certaines attaques franchissent les parois de manière totalement aléatoire. Gageons qu’une future mise à jour pourrait pourra régler tout ça.

La patience est de mise

Comme indiqué plus haut, Dolmen est un jeu difficile mais pas insurmontable. Les premiers pas dans l’aventure sont très difficiles et on a l’étrange sensation de ne pas progresser. Une fois le premier boss terrassé, on commence petit à petit à looter des composants, à se forger de nouvelles armes et équipements et ainsi à comprendre les rouages du gameplay. Dolmen est gratifiant et l’exploration est systématiquement récompensée. On retrouve évidemment des relais (qui servent de feu de camp), ces derniers permettent de se téléporter au vaisseau afin de monter en niveau ou encore de créer des équipements, même si les développeurs se sont amusés à en cacher certains. Histoire de forcer le joueur à explorer les différents biomes et vu à quel point l’exploration est récompensée, ce n’est pas une mauvaise idée.

Dolmen un premier essai concluant ?

Dolmen est un bon soul-like. La réalisation est solide, le gameplay est au point et la difficulté au rendez-vous. Il n’est cependant pas à mettre entre toutes les mains, le jeu peut se révéler frustrant pour bon nombre de joueurs et même pour les experts du genre. Il reste évidemment quelques bugs à corriger mais dans l’ensemble le titre de Massive Work Studio a su nous satisfaire sur la quinzaine d’heures de jeu qu’il demande pour être bouclé. Même si nous aurions apprécié un peu plus d’audace dans la bande originale du titre.

https://www.youtube.com/watch?v=w0y3DmENdvI

Rudy

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Marko
Maître des lieux. S'il y a des bugs, c'est de ma faute !

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