[TEST] Tinykin (PS5)

Conclusion

Le texte parle de lui-même Tinykin est une incontestable réussite, un jeu au gameplay qui se renouvelle sans cesse à direction artistique splendide et a l’univers incroyablement accrocheur. Difficile alors de ne pas recommander Tinykin, et pour le peu qu’on soit un adepte du genre, il n’y a pas à réfléchir, c’est un titre exceptionnel à ne pas rater.

Tinykin est le pari fou de Splashteam, développeur Français basé à Montpellier, de mixer Pikmin et Mario dans un monde qui rappelle grandement le film « Chérie j’ai rétréci les gosses ».  Avec un tel mélange des genres, difficile de ne pas attiser la curiosité des joueurs.

Jeu testé sur PS5 à partir d’une version fournie par l’éditeur

Il était une fois

L’histoire de Tinykin nous propose d’incarner Milo, un scientifique venant d’une autre planète à la recherche de la terre. Malheureusement, au cours de son exploration, il va atterrir accidentellement dans une maison géante qui semble figée dans le temps. La population locale composée d’insectes va rapidement entrer en contact avec lui et se rendre compte qu’il est le seul être vivant à pouvoir contrôler les Tinykin. C’est alors qu’il va entreprendre une mission, celle d’aider Ridmi dans son objectif : construire un vaisseau pour enfin s’échapper de cette maison et explorer le monde.

Si l’histoire ne paie pas de mine au premier abord, elle est surtout sujette à mettre en place l’univers et les enjeux proposés par le jeu.

C’est quo un Tinykin ?

Élément principal du jeu, les Tinykin sont de petites créatures de couleurs qui rappellent énormément les Pikmin de chez Nintendo. À chaque couleur sa capacité :  le rouge est explosif, le jaune permet de construire un pont, le bleu est conducteur donc utile pour transmettre le courant, le vert permet de former une échelle et enfin le mauve permet de transporter divers objets d’un point A à un point B, manuellement ou automatiquement (nous y reviendrons plus tard).

Dans les grandes lignes, on est face à un Pikmin like, mais là où Tinykin se différencie, c’est sur son côté plate-forme. Le jeu fait la part belle à l’exploration, chaque biome proposé par le titre est unique et surtout gigantesque. Le joueur est sans cesse écrasé par l’immensité des environnements (salle de bain, salon, salle à manger ect…) un simple morceau de sucre devient énorme et un rouleau de papier toilette est aussi grand qu’une maison à échelle humaine. On est clairement plongé dans une version virtuelle de Chérie j’ai rétréci les gosses, mais avec un côté puzzle qui renforce le tout.

[TEST] Tinykin (PS5)

Un mélange des genres réussi ?

Avec son côté plateforme-puzzle, Tinykin a un lourd challenge : tenir le joueur en haleine durant toute son aventure. Sur ce point précis le jeu est un exemple à suivre, il se renouvelle sans cesse et jamais la boucle de gameplay ne parait répétitive. Le tout est aussi diablement bien écrit avec des dialogues très souvent drôles, bourrés de jeux de mots où l’univers qui prend vie autour de nous est incroyablement attachant.

Tinykin est un jeu pacifique, il n’y a pas de combat, la mort n’en est pas réellement une vue qu’on réapparait systématiquement à l’endroit même de notre échec. D’ailleurs mourir dans le jeu reste assez difficile, à moins de chuter de très haut ou de se noyer (Milo ne sait pas nager) dans une flaque. Il est quasi impossible de mourir.

Cela-dit ce n’est pas pour autant que Tinykin ne propose pas de challenge. Si l’aventure n’est pas difficile, les énigmes demandent réflexion. N’importe quel joueur sera capable de finir le jeu vu les indices fournis mais il n’est pas rare de bloquer quelques minutes sur un puzzle.

[TEST] Tinykin (PS5)

A vos ordres !

C’est là qu’entre en compte le système de jeu choisi par le studio. En début d’aventure une seule couleur de Tinykin est accessible, mais à chaque nouveau biome, une nouvelle couleur vient s’ajouter et il faut donc cumuler ces dernières sur les divers puzzles pour progresser. A titre d’exemple, pour déplacer un objet, il faut au préalable rétablir le courant avec la couleur bleue pour alimenter une porte, puis enchainer sur le jaune pour bâtir un pont et ensuite le mauve pour déplacer l’objet. Si l’objet est lourd, les Tinykin vont d’eux-même le déposer à l’endroit prévu, et c’est alors au joueur d’ouvrir le chemin afin qu’ils puissent y parvenir.

Ça peut sembler compliqué en soi, mais dans les faits c’est d’une simplicité enfantine.  Le tout est aidé par un gameplay extrêmement accessible et bien pensé. On commande les Tinykin à l’aide des gâchettes, une simple pression sur la touche triangle regroupe l’ensemble des créatures auprès de Milo (à l’exception de celles dont l’utilisation est éphémère comme le rouge par exemple).

Chaque énigme a sa logique et les indices disséminés ici et là permettent de s’en sortir sans soucis. Il est aussi possible d’utiliser des jumelles en réalité augmentée afin de retrouver son chemin à n’importe quel moment. Tout est mis en place pour le confort du joueur et c’est important de le souligner.

[TEST] Tinykin (PS5)

Visuellement et musicalement splendide.

Le chara-design du jeu est fabuleux. On retrouve quelques séquences animées qui surprennent pour un titre indépendant. Visuellement le jeu fait le choix du mélange de la 2D et de la 3D (comme dans Demon Turf sortit il y a quelques temps mais dans un style nettement plus précis). L’ensemble des personnages sont donc en 2D façon cartoon alors que le reste est en 3D. Le mélange fonctionne à merveille, c’est une franche réussite, qui de plus n’impacte pas le gameplay. Bien qu’on dirige des sprites dans un monde en 3D intégral, jamais les collisions ne sont prises à défaut. Même chose pour la bande-son très bien choisie avec des thèmes qui restent en tête une fois la console éteinte. Et évidemment, le jeu est intégralement en Français.

Quid de la durée de vie ?

Finir Tinykin nous aura demandé environs 4h45 en ligne droite, c’est honorable, sachant que le jeu regorge de quêtes annexes disséminées ici et là pour augmenter la durée de vie. Que ce soit la chasse au pollen qui permet d’acheter plus de bulles de savon (qui servent à planer et d’atteindre des endroits inaccessibles) ou encore de rendre service à la population locale, on estime une durée de vie d’environ 8 heures afin de boucler le jeu à 100%. Tinykin sait quand s’arrêter, il n’en fait ni trop, ni pas assez et c’est vraiment suffisant pour un titre proposé à 25 € (sans oublier qu’il sera inclus day one dans le Gamepass PC et console).

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