Monster Energy Supercross 25 débarque avec de grandes promesses, un moteur Unreal Engine 5 tout neuf sous le capot, et une jaquette toujours aussi fière de son sponsor caféiné. Après avoir taté les précédents éditions, j’étais prêt pour la baffe technique et les sensations fortes. Spoiler : j’ai pris une baffe, mais pas celle que j’attendais…
PS5 Une physique exigeante… peut-être un peu trop
Commençons par ce qui fait la marque de fabrique de la série : sa physique punitive. Monster Energy Supercross 25 ne rigole pas. Chaque virage est une embuscade, chaque bosse une tentative de meurtre sur votre équilibre. On est loin du jeu de course tranquilou du dimanche après-midi. Ici, c’est de l’enduro pour les nerfs. Et si ce niveau d’exigence peut plaire aux fans hardcore, il devient vite un mur infranchissable pour ceux qui n’ont pas déjà 300 heures au compteur. Le jeu ne pardonne rien, même en difficulté « rookie ». Perso, j’ai passé mes premières heures à me faire satelliser à chaque enchaînement de bosses (comme d’hab sur la série). Le fameux mode d’entraînement est une bonne idée, mais il ne suffit pas à gommer cette impression constante de lutter plus que de jouer.
La physique, censée être réaliste, m’a parfois laissé perplexe. La moto et le pilote forment un bloc un peu trop rigide, les chutes sont plus des séquences scriptées que de vraies conséquences physiques. Et quand on monte en difficulté, certaines réactions deviennent carrément étranges : entrées en virage qui réagissent comme un savon mouillé, feedback lunaire… Frustrant. Un poil décevant même

Une campagne plus vivante, mais pas vraiment révolutionnaire
Bonne surprise : la campagne a enfin été dépoussiérée. Interactions avec les fans, choix de dialogues avec les rivaux (on peut même être un sacré enfoiré, ce qui est toujours un petit plaisir coupable), développement de la moto… Il y a un vrai effort pour donner un peu de relief à l’aventure solo. Mais soyons honnêtes : tout ça sent un peu le recyclage d’idées piochées chez la concurrence. Oui, c’est sympa. Non, ce n’est pas original. Et surtout, passé l’effet de nouveauté, ça devient vite une formalité entre deux vraies courses. Les « climaxes », censés être des moments forts, manquent d’impact. On finit par s’en foutre un peu du contrat suivant ou de la rivalité en cours.
Par contre, le multijoueur en ligne est solide. C’est là que le jeu prend tout son sens. Affronter d’autres joueurs tout aussi acharnés (et s’écraser ensemble dans un joyeux chaos) rallonge clairement la durée de vie. Le mode écran partagé, lui, est à éviter si vous tenez à vos amitiés.

Du beau… et du moins beau
Visuellement, le passage à Unreal Engine 5 apporte un vrai boost. Les pistes sont plus détaillées, les effets de lumière et de particules impréssionent, les transitions jour/nuit ajoutent une belle ambiance. Bref, la boue n’a jamais été aussi photogénique. De quoi me rappeler avec un brin de nostalgie le premier Motorstom sur PS3…ah, toute une époque !!
Mais tout n’est pas rose avec Monster Energy Supercross 25 . Les pilotes ? Mon dieu. On dirait des mannequins de vitrine possédés. Les animations sont raides, les expressions faciales inexistantes. En jeu, ça passe – on les voit peu – mais en personnalisation, ça pique les yeux. Heureusement, on peut se rabattre sur la customisation des casques et tenues, bien plus réussie.
Le créateur de circuit est toujours là, mais reste peu accessible et limité. Un bon passe-temps si on a la patience d’un moine tibétain. Sinon, tu laisses ça aux autres.
