TEST – Football Manager 2021 Mobile

Conclusion

Football Manager 2021 Mobile reste toujours une référence sur le marché des jeux mobiles. En effet, à l’heure où j’écris ce test, le jeu est toujours n°1 des meilleures ventes dans la catégorie « Sports » et il est toujours top 5 des meilleures ventes des jeux tout genre confondu dans l’App Store et Google Play Store. Cette année, quelques petites nouveautés sympathiques viennent peaufiner le jeu et si vous êtes débutants et/ou vous voulez commencer la série, cette édition est une très bonne base. MAIS attention à Sports Interactive de ne pas se reposer sur ses lauriers car les nouveautés proposées ne sont pas majeures et il reste pas mal d’anciens problèmes non résolus et d’améliorations plus importantes à travailler. Certains fans de la série pourront même se demander s’ils ne pourraient pas faire l’impasse de cette édition cette année. Néanmoins, FM 2021 Mobile reste un excellent jeu malgré tout ça qu’on ne voit même pas le temps passé lorsqu’on y joue. D’ailleurs, si vous voulez bien m’excuser mais j’ai encore du pain sur planche pour remplacer Zinedine Zidane au Real de Madrid et pour… J’ai plus de batterie sur mon portable…

On sait que la série Football Manager est une référence dans ses versions Classique et Touch depuis des années. Plus le temps passe, plus la série frôle la perfection surtout avec les deux dernières éditions. Mais qu’en est-il de son tout petit frère, Football Manager Mobile, destiné aux tablettes et smartphones ? Est-il lui aussi toujours une référence dans le marché des jeux mobiles cette année ?

Jeu testé sur Android à partir d’une version commerciale

Pour ceux et celles qui découvrent la série, autant vous le dire tout de suite : ne vous attendez pas à avoir le même niveau de simulation et d’exigence que les versions Classique et Touch. Ça ne sera pas le cas pour cette version mobile. En effet, il offre une expérience de jeu différente, moins complète, moins complexe, avec moins de challenge car oui un smartphone n’est pas aussi puissant qu’un bon PC et donc des sacrifices sur des détails voir même sur des aspects du jeu doivent être forcément consentis. 

Pour ceux et celles qui connaissent déjà la série, vous ne serez pas du tout dépaysé puisque FM 2021 Mobile reprend les mêmes bases que l’opus précédent avec quelques petites nouveautés. Assez convaincant et significatif pour acheter cette édition ? 

Prise en main toujours optimale mais interface avec peu de nouveauté

La navigation se fait toujours de manière tactile. Il n’y pas de nouveauté à constater mais il est difficile de faire mieux que cela. Comme d’habitude, il suffit de tapoter par exemple un mot, un terme, un joueur, une équipe directement pour accéder aux informations. Différents onglets sont répartis sur l’interface et ces derniers cachent en général des sous-onglets intelligemment bien regroupés. En dehors de ces onglets, il est possible de glisser d’un écran à un autre en glissant son doigt de la gauche vers la droite et vice-versa. Une fois que l’on connaît où cela nous mène, il sera facile de trouver ce que l’on cherche. Il faut le dire : on n’est jamais perdu que l’on recherche une compétition, les entraînements ou notre effectif. La prise en main ne prendra donc que quelques minutes avant de mettre les débutants parfaitement à l’aise. Toujours seul petit défaut concernant la navigation (si on peut en trouver un) pour les petits écrans de smartphones ou tablettes, c’est le bouton « Continuer » qui se situe en haut, à droite, que l’on peut éventuellement tapoter sans faire exprès et qui passe à la journée suivante sans confirmation. Ce qui peut être frustrant si on n’a pas sauvegardé récemment. On aurait aimé, par exemple, une option pour avoir une fenêtre de confirmation lors du tapotement de celui-ci.

Grâce à l’interface, aux onglets et sous-onglets, je viens de savoir que Football Club 93 BBG (ou encore abrégé FC 93) ça voulait dire Football Club 93 Bobigny-Bagnolet-Gagny. Avec un nom pareil, je suis obligé d’être champion de ma division

Au niveau de l’interface, pas grand-chose de nouveau à signaler non plus si ce n’est la couleur de fond qui a changé cette année pour un violet foncé. On aime ou pas. En revanche, un point qui reste très inquiétant et ce depuis des années maintenant c’est le moteur graphique des matchs. On a toujours des petits cercles qui bougent sur un carré vert et ce même si on a la possibilité de changer le moteur du match dans les paramètres en « amélioré ». Ce n’est clairement pas assez pour une licence digne de ce nom. Même si ça a toujours été un point « secondaire » pour la série, toutes versions confondues, le moteur des matchs n’a jamais excellé dans ce domaine et cette année, la version mobile ne déroge pas à la règle malheureusement. PES Club Manager, un des concurrents directs sur mobile, est largement au-dessus dans ce domaine. Il est grand temps que la série fasse une amélioration là-dessus surtout pour la version mobile. 

Enfin, dernier petit point sur le moteur du match : la vitesse temps morts (vitesse entre les temps forts et le match) qui reste toujours beaucoup trop rapide pendant les matchs sauf si on place le curseur entre 0 à 35 %. Passé ce seuil, les minutes passent beaucoup trop vite au point où limite tu n’as pas le temps de faire un remplacement ou un changement tactique.

Le moteur du match n’a toujours pas évolué et ce depuis des années maintenant…

Contenu toujours très correct mais avec une boutique limite… scandaleuse

Comme dit dans l’introduction du test, passer des versions Classique et Touch à celle du de la version mobile sur smartphones et tablettes, on s’attend forcément à des sacrifices et donc à un contenu moins ambitieux. Si FM 2021 Mobile ne bénéficie pas de toutes les ligues de ses grands frères, son offre n’est pas du tout ridicule, loin de là même avec 24 pays de championnat cette année (soit pour un total de 63 championnats jouables) au choix dont 3 nouveaux de plus que l’opus précédente (le Mexique, l’Argentine et le Canada) contre 52 pays de championnat (soit pour un total de 117 championnats jouables) dans les versions Classique et Touch. C’est un peu moins que la moitié mais sachant qu’il y a sûrement des championnats qui ne vous intéresseront pas, vous aurez quand même de quoi enchaîner et changer d’horizons. Mauvaise nouvelle : malheureusement et comme d’habitude sur la version mobile, vous êtes toujours limité à 4 pays maximum voir même moins selon votre appareil (avec possibilités d’intégrer les divisions inférieures lors du choix des championnats de votre partie). On aurait aimé que cette limite soit plus élevée surtout que cela fait des années qu’elle est imposée. On regrettera également l’absence de certains pays majeurs comme le Brésil, l’Autriche, l’Ukraine ou encore la Suisse par exemple qui est sûrement dû aux problèmes de licence.

D’ailleurs, en parlant des licences, il ne faudra pas s’attendre non plus à avoir toutes les vrais écussons, maillots et autres (comme pour la version Classique et Touch aussi d’ailleurs). Même si ce n’est pas dérangeant pour notre expérience de jeu, pour l’immersion, c’est toujours un petit plus.

En ce qui concerne la base de données, il est surprenant de voir qu’il n’y pas de « si grand écart » que sur les versions Classique et Touch (toute proportion gardée bien sûr). Par exemple, j’ai choisi 4 mêmes nations avec les mêmes divisons sur les versions Classique, Touch et mobile, en l’occurrence la France, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie avec la base de données réduite sur. On arrive à 29510 joueurs sur les versions Classique et Touch contre 23000 joueurs sur la version mobile soit « à peine » un écart de 6510 joueurs et même si on met la base de données étendue, on monte à 35410 joueurs, soit un écart de 12410 joueurs contre la version mobile. Même si ces nombres restent significatifs, ils n’en demeurent pas moins très corrects surtout pour des smartphones et des tablettes alors qu’on aurait pu s’attendre à bien pire que ça.

Nouveau challenge incoming ! Avec l’une des équipes de ces nations, faîtes en sorte que l’un de vos joueurs soit Ballon d’Or. Bonne chance !

Toujours avec le contenu, on peut parler des différents modes de jeu car oui, il y en a toujours 3 : le mode carrière classique, le mode « Mon club » qui permet de créer son propre club et de l’ajouter à une ligue du jeu et le mode défi qui, comme son nom l’indique, vous met en défi sur différents scénarios comme par exemple d’éviter de subir une défaite lors du reste du championnat déjà entamé. D’ailleurs, pour ce dernier mode, vous aurez accès « que » à 4 défis sur 7 possibles. Si on veut accéder aux autres défis, il faut les acheter en boutique. Ce qui amène un très gros point noir sur ce test : les microtransactions du jeu. Compté 2.29 EUR pour le pack défis en plus des 9.99 EUR du jeu en lui-même. Pire : si on veut acheter tous les articles non consommables de la boutique, le jeu propose un pack total à 16.99 EUR !!! Très sincèrement, j’ai pensé au début à un bug tellement que c’était irréaliste mais non : c’est vraiment vrai ! Déjà que le jeu en lui-même coûte 9.99 EUR et souffre un peu de la comparaison de contenu avec ses grands frères, si en plus vous ajoutez cela des microtransactions de la sorte, ça en devient incompréhensible. Si SEGA et/ou Sports Interactive ont une explication sur ça, j’avoue que je serais très curieux de l’entendre et/ou de le lire parce que dans l’histoire du jeux vidéo, des microtransactions plus chère que le jeu en lui-même (sans compter les jeux free-to-play), il ne doit pas en exister des masses sur mobile. Fort heureusement, ces consommables de la boutique ne sont pas obligatoires mais ça fait quand même une grosse tâche sur le contenu du jeu.

Donc « l’éditeur de la base de données active » du jeu est aussi cher que… le jeu en lui-même ?! Euh… Sports Interactive et/ou SEGA : une explication ?!

Enfin, pour terminer avec le contenu, sachez qu’il n’y a toujours pas de mode en ligne même si, dans l’avenir, il serait intéressant de voir si Sports Interactive décideront de se pencher là-dessus un jour ou l’autre. Ce serait une très bonne addition en termes de contenu et même titiller ce qui pourrait être son concurrent direct comme « Top Eleven » si ça se fait.

Entraîneur ou manager général ?

FM 2021 Mobile reprend les mêmes bases que son opus précédent et la peaufine un peu plus cette année au niveau de la simulation de gestion. Par exemple, on peut noter l’amélioration des tactiques beaucoup plus pointue désormais comme des formations avec des styles prédéfinies (tiki-taka, gengenpress, catenaccio, etc.), des rôles de joueurs encore plus denses et encore plus précises (milieu sentinelle, latéral intérieur, allier intérieur, etc.) ainsi que leur style de marquage (individuel ou en zone) mais aussi les coups de pied arrêtés qui peuvent être complétement personnalisés désormais (positionner un défenseur central pour qu’il attaque le premier poteau lors d’un corner offensif gauche, le faire tirer au point de penalty par le tireur, etc.). Autres nouveautés : des nouveaux aspects du moral du joueur avec les dynamiques, les relations, les groupes sociaux et la hiérarchie de l’effectif. Désormais, l’influence du moral sur les joueurs est encore plus importante sur leur prestation en match et tout ce qui a été cité précédemment joue sur celui-ci (en autre). Par exemple, Cristiano Ronaldo, leader d’équipe et noyau du groupe de la Juventus « travaille bien » avec Adrien Rabiot. Ce qui va faciliter leur entente sur le terrain. A l’inverse, si vous décidez de recruter Jeison Murillo du Celta Vigo, Cristiano Ronaldo ne l’aime pas et ça se ressentira lors des matchs. Idem si vous décidez par exemple de parler à votre joueur (sur ses prestations d’entraînements par exemple), de respecter ou pas son temps de jeu en fonction de son statut dans l’effectif, changer le capitaine et/ou le vice-capitaine ou encore le mettre sur le marché de transfert : tout cela influencera sur son moral. Seul aspect qui manque : les conférences de presses. Même si, de temps en temps vous allez recevoir des questions à répondre dans votre boîte de réception, il n’y a pas de conférence de presse comme sur les versions Classique et Touch et, honnêtement, ce n’est pas si mal que ça parce qu’elles étaient redondantes et répétitives. Ce n’est pas un aspect qui a vraiment marqué positivement les fans. 

Ah là là ! Cristiano Ronaldo et Rafael Benítez ! Mouais ! Et sinon vous croyez que si j’envois une clé USB avec tous les buts de Pélé à Cristiano Ronaldo, il va aimer ?

Au niveau des aspects des finances et des contrats dans le jeu, une toute petite nouveauté seulement : les liens existants entre les clubs de l’élite et les clubs affiliés qui permettent désormais aux entraîneurs d’envoyer et de recevoir de jeunes joueurs en prêts pour faciliter leur développement et leur permettre d’engranger de l’expérience précieuse avec l’équipe affiliée. Sinon, mis à part ça, toujours pas de contrats pour les différents membres du staff et toujours ces transferts trop sévères en général avec également des clauses libératoires lors d’une proposition ou d’une prolongation de contrat des joueurs pour les équipes françaises (pour rappel, il n’y a pas de clause libératoire pour les clubs français).

Au niveau des entraînements, pas de nouveauté non plus dans ce domaine qui aurait mérité plus d’attention surtout qu’un point noir sur la simulation qui n’a pas évolué : ce sont les blessures qui restent toujours un peu trop aléatoires. Tantôt, pendant 1 mois complet, il se peut que aucune blessure ne soit à déplorer tantôt juste sur une journée seulement, on peut se retrouver avec 4 blessures sur 4 joueurs différents. Ce qui est peut-être parfois très rageant.

Dernière petite nouveauté : la possibilité d’organiser désormais des matchs amicaux. Même si ça reste anecdotique en soit, c’est toujours mieux à prendre même si on aurait préféré d’autres nouveautés sur d’autres domaines plus importants.

C’est une blague ?! Je n’ai aucun attaquant en forme disponible pour mon prochain match ?! C’est quoi ces joueurs en cartons ???!!!

En soit lorsqu’on regarde bien dans l’ensemble, il n’y a pas de grosses nouveautés majeures à déplorer et c’est bien dommage car des problèmes plus importants aurait été plus judicieux à résoudre mais l’expérience n’en reste pas moins fluide et assez concrète. On a même l’impression que cette année, il ferait une bonne base pour les débutants et/ou ceux et celles qui veulent découvrir la série, encore mieux que sur les versions Classique ou Touch car finalement, la gestion et la navigation reste assez simple et surtout intuitif. Cependant, attention à Sports Interactive de ne pas se reposer sur ses lauriers et de proposer dans les années à suivre des nouveautés vraiment majeurs et notables au risque de perdre l’attention des passionnées de la série voire même plus.

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