[TEST] Assassin’s Creed Mirage  

Conclusion

Sans aller jusqu’à parler du retour du roi, Assassin’s Creed Mirage est un retour aux sources parfaitement réussi. Alors oui, l’aire de jeu est plus petite et la durée de vie est loin des nouveaux standards de la série, mais c’est sans compter le charme de Bagdad, le charisme de Bassim et un gameplay parfaitement calibré pour l’aventure. Un délicieux vent de fraîcheur pour une série qui recommençait à tourner en rond.  

Alors que la série est sur le point de fêter ses 15 ans (déjà), Ubisoft a décidé d’opérer un petit retour aux sources avec Assassin’s Creed Mirage. Car après l’indigestion du gargantuesque Valhalla et les deux autres épisodes avant lui, le temps était peut-être venu de retrouver les racines de la saga. Et vous savez quoi ? Ils ont eu sacrément raison ! 

Jeu testé sur PS5 à partir d’une version fournie par l’éditeur  

Assassin’s Creed Mirage
PS5
Date de sortie : Disponible
44,99€
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Test d’Assassin’s Creed Mirage sur PS5 : le retour du roi ? 

Mal-aimé, redondant, bouffi de défauts, mais ô combien révolutionnaire pour son époque, le premier Assassin’s Creed aura indubitablement marqué le paysage vidéoludique de la fin des années 2000. En atteste les nombreuses suites qui ont suivi et les millions d’exemplaires de jeu vendues ces quinze dernières années. Ainsi, pour mieux marquer la volonté d’un retour aux sources et aussi pour répondre aux envies d’un remake de l’épisode originel, c’est du côté du moyen Orient que nous envoie Assassin’s Creed Mirage. On y incarne Bassim, un jeune assassin aussi fougueux que discipliné, qu’on a déjà pu croiser en compagnie d’Eivor sur les fraîches terres anglaises d’Assassin’s Creed Valhalla. D’ailleurs, avant de devenir un épisode à part entière, Assassin’s Creed Mirage ne devait être qu’un simple DLC focalisé sur Bassim. Mais en plein milieu du développement, Ubisoft s’est rendu compte du potentiel de ce qu’ils avaient entre les mains et ont décidé d’en faire un standalone. Ce qui nous offre au passage un joli passage de flambeau entre la nouvelle formule d’Assassins Creed et celle qui aura donné toutes ses lettres de noblesse à la série. Que ce soit dans son contexte ou encore sa structure, Assassin’s Creed Mirage donne l’impression d’être un mélange des deux premiers volets de la série. Le jeu prend la forme d’une origin story de Bassim comme l’avait déjà si bien fait Assassin’s Creed 2 en son temps avec Ezio et se déroule dans la même région que celle qui a vu naitre Altair. On commence l’aventure comme un petit voleur des rues de Bagdad pour devenir un assassin redoutable particulièrement craint au sein de l’ordre. Une véritable montée en puissance dans un cadre somptueux, nappé d’une ambiance chaleureuse et d’une jolie mise en scène. Des éléments qui avaient tendance à passer au second plan ces dernières années.  

Test d’Assassin’s Creed Mirage sur PS5

Ici c’est pas Monaco, c’est Bagdad ! 

L’action d’Assassin’s Creed Mirage prend place dans l’intimité de Bagdad et de ses environs. Et si je vous parle d’intimité, c’est parce que comparé aux derniers épisodes de la série, Valhalla en tête, vous aurez de quoi vous sentir un tout petit peu à l’étroit. Pour autant, si l’aire de jeu est clairement plus petite, elle n’en reste pas moins suffisamment vaste et variée pour s’y amuser sans s’ennuyer. De plus, cela procure au jeu une ambiance nettement plus chaleureuse et intimiste. C’était bien sympa Valhalla, mais crapahuter dans la pampa durant des heures pour y croiser un ou deux paysans de temps à autres, ça va bien cinq minutes ! Bon, je caricature, mais ici le jeu regorge de vie avec des rues animés pleines de passants et surtout tapissées de couleurs chaudes. Que l’on soit dans des quartiers reculés, aux abords d’un palais ou au beau milieu d’un marché aux tapis, c’est un véritable petit plaisir de se promener dans les rues ou sur les toits de Bagdad. Mais le jeu ne se contente pas de nous offrir un enchevêtrement de ruelles à visiter, on a aussi le droit à de nombreux villages, des champs, des ruines ou encore des oasis que l’on peut découvrir au beau milieu du désert. De quoi offrir à Assassin’s Creed Mirage un fort potentiel de dépaysement, mais aussi une direction artistique parfaitement maîtrisée. Quant à la technique, si elle ne nous offre pas la même claque qu’a pu être le premier Assassin’s Creed en son temps, on est face à un très joli jeu de la même trempe que ses prédécesseurs. Parfaitement fluide et bien animé, le jeu se démarque surtout par la finesse de ses textures et la gestion de la lumière. De quoi presque avoir soif lorsqu’on court entre des maisons de pierre qui baignent dans la poussière et que le soleil irradie tout l’écran de sa lumière. Et pour les nostalgiques, il est même possible de jouer avec un filtre bleuté pour nous rappeler le premier Assassin’s Creed. Une idée tout ce qu’il y a de plus sympathiques, mais qui ne rend clairement pas honneur au travail effectué sur la direction artistique de Mirage.  

Assassin’s Creed Mirage
Xbox Series X
Date de sortie : Disponible
44,99€
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Bassim, profession assassin  

En quinze ans, on peut dire que le gameplay d’Assassins Creed a sacrement évolué. Entre les combats à l’épée, les courses de carrioles, les batailles navales ou encore de la micro-gestion de forteresse, on peut dire que la saga d’Ubisoft a presque tout essayé. Avec Mirage, les développeurs ont décidé d’être un peu plus sage et de revenir aux fondamentaux de la franchise. On se retrouve ainsi face à un jeu qui s’articule autour d’un certain nombre d’assassinats à effectuer pour mettre à mal l’ordre et ses énigmatiques membres. Et pour se faire, à l’image du tout premier Assassin’s Creed, il est nécessaire d’identifier les différentes cibles en enquêtant sur ces dernières. On enchaine ainsi différents types de missions pour en apprendre un peu plus sur nos proies : qu’est-ce qu’elles font, où elles sont et bien sûr qui elles sont ? Mais là où le premier AC était particulièrement redondant dans ses mécaniques, Mirage est construit de manière beaucoup plus fluide. Les missions sont nombreuses, variées et on peut les enchaîner dans l’ordre qu’on le souhaite tant que ce n’est pas imposé par le récit. De plus, mis à part la trame principale, le jeu regorge d’activités secondaires. Et c’est là que le titre d’Ubisoft Bordeaux se rapproche un peu d’un Assassin’s Creed 2 dans sa structure très généreuse qui ne va pas jusqu’à l’overdose des derniers épisodes en date. Des objets à voler, des civils à escorter, des énigmes à décrypter ou encore des lieux à découvrir, il y a véritablement de quoi faire. D’ailleurs, on retrouve le système des parleurs à soudoyer et des affiches à arracher pour faire baisser sa notoriété. Sans ça, les gardes qu’on croise en ville peuvent nous reconnaître d’un seul coup d’œil et il n’est pas rare de se faire dénoncer par des passants. J’en ai fait l’amer et douloureuse expérience car le jeu peu se montrer particulièrement difficile lorsqu’on se retrouve encerclé de soldats. Ce qui donne un soupçon de piment à l’aventure. 

Test d’Assassin’s Creed Mirage sur PS5

Le Solid Snake du Moyen-Orient 

Assassin’s Creed Mirage est un jeu qui a clairement été pensé pour l’infiltration. Déjà de par la nature même de la série, mais aussi par les nombreuses missions qui nous demandent de nous infiltrer dans différents lieux. Il en va de même pour les missions d’assassinats, nettement plus imposantes que les autres et avec plusieurs façons de les appréhender, qui n’ont jamais été aussi jouissives que lorsqu’on parvient à les terminer sans se faire surprendre. De plus, le jeu nous propose tous les outils nécessaires pour agir dans l’ombre comme des couteaux très utiles à distance, une sarbacane pour jouer au Solid Snake du Moyen-Orient ou encore des fumigènes pour mieux s’enfuir. On note aussi l’apparition d’un nouveau gimmick qui, après une série d’assassinats en toute discrétion, nous permet de figer le temps, cibler des gardes et se téléporter en face d’eux comme on pourrait le faire dans Dishonored. Bon, ça donne un petit côté surnaturel au jeu, qui l’a toujours été au demeurant, mais ça a de quoi rendre de sacrés services dans pas mal de situations. Quant au combat pur et dur, il reste au cœur de l’action avec un système de contre et d’esquive plutôt convainquant. On reste à des années lumières d’un Dark Souls, mais la difficulté peut rapidement monter d’un cran selon le nombre d’ennemis, ce qui fait que la fuite reste toujours la meilleure des solutions pour se tirer d’affaire. D’autant que filer comme le vent sur les toits brûlants de Bagdad est loin d’être une corvée. On l’avait plus ou moins mis de côté avec les vastes étendus de Valhalla, mais le free running reste l’un des fondamentaux de la série et c’est un délice de sautiller, courir, dévaler et glisser comme un félin pour arriver à destination ou tenter de se faire oublier. On a même le droit à des petites nouveautés comme des éléments qu’on peut faire tomber sur les gardes en pleine course-poursuite ou encore de hautes poutres qui basculent lorsqu’on s’y agrippe. Pour le reste, et comme le veut la grande tradition des Assassin’s Creed, il est possible d’escalader tout et n’importe quoi dans le jeu. C’est rapide, fluide et toujours aussi agréable de monter au sommet des plus hautes tours de la ville pour synchroniser la carte ou encore de fouiller la moindre bâtisse pour mettre la main sur un trésor. Malheureusement, et c’est là aussi une autre tradition de la saga, le jeu n’est pas exempt de bugs qui peuvent un peu briser l’immersion. Il peut arriver à Bassim de se coincer contre une rambarde, de sauter dans la mauvaise direction ou encore de stopper net devant un pauvre petit obstacle. Et ça, c’est quand on ne croise pas un passant marcher la tête à l’envers ou lorsqu’on peine à se positionner devant un PNJ pour lancer une mission. Néanmoins, les bugs en question n’ont rien de bloquant et il y aura sûrement de nombreuses mises à jour pour venir corriger et polir l’expérience.  

Un volet loin d’être au rabais 

Depuis le renouvellement de la formule initiée par Assassin’s Creed Origins, les joueurs se sont habitués à des cartes immenses et un contenu gargantuesque pouvant pousser l’expérience à la centaine d’heures de jeu sans le moindre problème. Pour ces joueurs, Assassins Creed Mirage paraîtrait forcément moins généreux puisqu’Il faut compter environ 15 heures pour boucler la trame principale et vous pouvez facilement doubler la mise, si ce n’est pas plus, pour terminer le jeu à 100%. Mais un jeu plus court ne veut absolument pas dire qu’il soit moins bon. Bien au contraire. D’autant plus que cet épisode est vendu moins chers que les autres volets canoniques (voir les bons plans plus haut), ce qui en fait ainsi un excellent rapport qualité prix. Car la finalité n’est rien d’autre qu’Assassin’s Creed Mirage est un excellent jeu, un superbe retour aux sources et une gigantesque bouffée d’air frais pour une franchise qui recommençait à tourner en rond. Que vous soyez fan ou non de l’univers, donner sa chance au jeu est loin d’être la pire chose que vous pourrez faire. Et ça fait aussi une excellente idée cadeau pour Noël qui arrive déjà à grands pas. 

Test d’Assassin’s Creed Mirage sur PS5

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Marko
Marko
Maître des lieux. Développeur le joueur, joueur la nuit, mais surtout expert en bons plans

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